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COMMUNAUTÉ – Le business en Italie parle français

Article de Tommaso Venturini

LePetitJournal.com de Milan

Mercredi 9 octobre 2013


Le français en entreprise est un pari gagnant. C’est le résultat de la table ronde organisée par la Chambre de Commerce Francaise en Italie, l’Institut Français de Milan et l’Ambassade de France. Aujourd’hui la France est le premier pays d’investissement des entreprises italiennes et l’Italie compte 1.200 filiales de sociétés françaises. Le français serait-il la langue de l’économie et du business en Italie ?


Le français pour une compréhension réciproque

Le 2 octobre, l’Institut Français de Milan a accueilli la table ronde “Le français en entreprise : un pari gagnant”. Des représentants des institutions économiques et européennes, des PME, des universités et du ministère de l’Éducation italienne ont dialogué autour du thème du plurilinguisme en entreprise. L’événement a été organisé par l’Institut Français de Milan et l’Ambassade de France en Italie, en collaboration avec la CFCII et l’AFII.

L’objectif de la rencontre était de favoriser la connaissance des langues dans les entreprises et d’en faire un instrument stratégique. Dans le marché mondialisé, où la plupart des échanges sortent des frontières nationales, parler la langue de son interlocuteur est indispensable. Nicolas Diers, Conseiller du Commerce Extérieur de la France (CCEF), affirme lors de son intervention : “Il est essentiel de parler la langue de l’autre pour se comprendre et mieux collaborer dans l’intérêt des deux pays”.

La France et l’Italie : une relation solide
Pourquoi parier sur la langue française ? Au delà de sa richesse expressive et littéraire, la France est le premier pays d’investissement des entreprises italiennes. Elles s’orientent de plus en plus aussi vers les marchés francophones.

Le partenariat économique franco-italien est réciproque. L’Italie compte 1.200 filiales d’entreprises françaises. La Lombardie détient la plus grande densité, le second pôle étant le Piémont.

Le futur de l’entreprise semble donc être plurilingue. Marie-Laure Belin, responsable du service Job Chambre de la CFCII, l’affirme nettement : “Les filiales des entreprises françaises et francophones présentes en Italie recherchent des candidats qui parlent français”. La langue française est donc devenue une nécessité pour les petites et moyennes entreprises, en vue de leur internalisation constante.


La PME italienne se dirige vers les marchés francophones

Stefano Valvasson, directeur général de CONFAPI INDUSTRIA de Milan, a affirmé que l’une des tâches de la PME, lorsqu’elle s’oriente vers l’internationalisation, est de comprendre le territoire et sa culture. Être formé à l’internalisation, ce n’est pas seulement être prêt à partir à l’étranger, c’est aussi “analyser son entreprise avant de faire un projet d’investissement”.

Selon les données de juin 2013, plus de 70% des entreprises confédérées avecCONFAPI exportent à l’étranger. Par rapport à 2012, les échanges de la PME milanaise avec le monde francophone ont augmenté de 8%. La connaissance de la langue française est donc, selon Stefano Valvasson, un élément essentiel au moment de la conclusion des affaires.

L’importance du plurilinguisme dans le monde de l’entreprise a été démontrée directement au travers de quatre exemples. Les cas ont été discutés avec les représentants des sociétés introduits par Chantal Pallin Zanardi, secrétaire général de CFCII.

Le français au cœur de la formation universitaire italienne
La diffusion du plurilinguisme et l’investissement nécessaire des entreprises est un défi qu’il faut envisager en collaboration avec les universités. Elles doivent donc être les interlocuteurs éminents des entreprises et des institutions économiques. Le but est d’augmenter les échanges pour une compréhension plus précise des compétences requises sur le marché du travail.

Le résultat de cette matinée d’échanges et de rencontres a souligné la nécessité d’un engagement collectif (entreprises, universités, institutions) dans la diffusion du plurilinguisme. C’est seulement par un effort commun que les intentions d’internalisation de l’entreprise franco-italienne peuvent s’achever et devenir de plus en plus solides.

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